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Réalisation des dossiers d’abandon des concessions de Salsigne, Lastours et Villanière

 

La Société M.O.S., titulaire des concessions de Salsigne, Lastours et Villanière, exploitait depuis 1992 la mine d'or de Salsigne. Elle y avait pris la suite des exploitants précédents, sur un site exploité industriellement depuis la fin du XIXème siècle et qui portait de nombreuses traces de cette histoire minière. La société M.O.S. a fait des recherches qui ont abouti à la non exploitabilité des ressources restantes et souhaita en conséquence déclarer l’arrêt définitif des travaux miniers sur ces trois concessions.

Le site de Salsigne est situé à 15 km au nord de Carcassonne (50 000 habitants) dans le département de l’Aude, et à 110 km à l’est-sud-est de Toulouse.

Le gisement d’or de Salsigne était le seul gisement important de ce métal exploité en France. Il est situé sur le flanc sud de la Montagne Noire, terminaison sud-ouest du Massif Central.

L’exploitation du minerai de fer dans la Montagne Noire remonte au moins au troisième siècle av. J.-C., et c’est seulement en 1892 que l’or sera découvert par M. Esparseil, dans le minerai de cuivre extrait du petit gîte filonien du Roc des Cors. Le gîte de Salsigne a été exploité quasiment en continu jusqu’en 2004, date de l’arrêt de l’usine de cyanuration.

 

MINELIS a eu en charge la réalisation du dossier d’arrêt définitif des travaux miniers pour le compte de MOS. Vu l’importance des exploitations anciennes et modernes, un long travail de bibliographie, puis de prospection de terrain, nous a été nécessaire afin de reconnaître l’ensemble des ouvrages miniers. On a ainsi dénombré 41 ouvrages sur les trois concessions à mettre en sécurité : 2 puits, 4 cheminées, la poudrière et la descenderie principale sur la concession de Salsigne, une cheminée et 10 galeries sur la concession de Lastours, et 1 travers bancs et 20 galeries sur la concession de Villanière.

MINELIS a ensuite été chargé de rédiger le dossier de récolement des travaux ainsi que le dossier de demande de renonciation aux titres miniers.

 

Exemple de mise en sécurité d’une cheminée d’aérage de la mine souterraine principale

La cheminée du panneau sud a été remblayée de la cote +80 à la cote +150 (300 m³). Une liaison a ainsi été conservée avec les chantiers de la mine par l’intermédiaire du 10ème niveau. Après élargissement à 3 m (sur 4 m de hauteur) du diamètre de la cheminée, une plate forme de support a été mise en place pour réaliser un bouchon béton autoportant de 4 m de hauteur. Deux tuyaux ont été laissés à travers le bouchon béton afin de pouvoir descendre une pompe en cas de besoin.

Figure 1 : Cheminée du panneau sud avant réhabilitation

Figure 2 : Cheminée du panneau sud après réhabilitation

Figure 3 : Schéma de la mise en sécurité du panneau sud

 

Description de la mise en sécurité de la descenderie principale

Figure 4 : MCO avec entrée de la descenderie principale

Figure 5 : Schéma de mise en sécurité de la descenderie principale


Travaux mis en œuvre pendant l’opération : la descenderie a été remblayée sur une dizaine de mètres puis recouverte de stériles.

 

Figure 6 : Descenderie après les travaux de mise en sécurité et remodelage

 

Exemple de mise en sécurité d’une galerie (ancienne poudrière) par foudroyage

Figure 7 : Douches et poudrière avant mise en sécurité et réaménagement


L’entrée de la galerie de la poudrière a été mise en sécurité par foudroyage sur 10 m, et l’ensemble du site remodelé.

Figure 8 : Etat du site de la poudrière après foudroyage et remblayage de la zone des douches


Figure 9 : Schéma de la mise en sécurité de la poudrière

 

Exemple de remise en état de verses à stériles et végétalisation : verse du Roc-Souffrat

Figure 10 : Verse du Roc Souffrat avant remodelage

Figure 11 : Verse du Roc Souffrat remodelée vue depuis la D411


La verse du Roc-Souffrat a été remodelée et ses pentes adoucies pour une meilleure intégration paysagère. L’ensemble a été recouvert de terre arable et végétalisé.